Cours de préparation à la question n. 3 de l'agrégation externe d'italien

La Novella dell'Ottocento: Tarchetti, Capuana, Verga

Lors de la première édition de ce séminaire, commencé en 2019, nous avions envisagé la question historiographique d’une culture fasciste, en interrogeant l’histoire des intellectuels et des institutions culturelles sous le régime fasciste et en étudiant plusieurs domaines artistiques (la littérature, le cinéma, le théâtre, le journalisme, les arts figuratifs, l’architecture, la culture populaire à travers le sport et la radio, la musique, etc). Cela nous avait notamment permis de dégager la spécificité de la voie italienne au totalitarisme en matière culturelle, garantissant une variété esthétique à l’intérieur d’un système de contrôle et de censure qui n’en était pas moins efficace. Cette année, nous souhaiterions consacrer les séances à des thèmes plutôt qu’à des genres, tels que la tension entre autarcie et ouverture à l’international, entre modernité et tradition, entre masculin et féminin, mais aussi le rapport au religieux et à la foi, la place de l’éducation (autant scolaire et académique que physique et militaire) et du racisme. Nous souhaiterions reprendre le modèle pédagogique de l’an passé, en commençant par une seule séance introductive, rapidement suivie de séances mixtes, animées en partie aussi par des intervenants extérieurs et surtout par les étudiants eux-mêmes, grâce à des matériaux et des conseils bibliographiques mis à disposition par les enseignantes pour mener leurs recherches. Ce séminaire suppose un certain engagement des étudiants, et notamment un travail de lecture préalable aux différentes séances ainsi qu'une intervention importante lors des séances. 

Ce séminaire se déroulera d’octobre à avril, mais ne sera validable que pour un semestre au choix. On y parlera principalement italien.

Il sera animé par Stéphanie Lanfranchi (responsable pédagogique), Clara Lorenzelli et Elise Varcin


L'objectif de ce séminaire qui entre dans sa deuxième année est de proposer une traduction collective du recueil de témoignages délivrés par des femmes paysannes de la région de Cuneo, rassemblés dans l'ouvrage de Nuto Revelli, L’Anello forte, et publié par Einaudi dans les années 1980 mais jamais traduit en français. Ce projet de traduction s'intègre à la fois dans un projet plus large de recherches sur Revelli – engagées tant au niveau de l'ENS de Lyon que des Universités Lyon 3 et Grenoble Stendhal – et dans le projet Felicité qui envisage les questions de traduction et de traductologie appliquées aux problèmes de genre. Après une brève présentation de Revelli, de ses méthodes d'enquête sociologique et de son l'ouvrage lors de la première séance, le séminaire se poursuivra sous forme d'atelier collectif de réflexion sur les points les plus problématiques de la traduction. Chaque texte est traduit, corrigé et relu par plusieurs participants avant d'être présenté et discuté en séminaire. Ce cours s'adresse aux italophones et aux francophones, qu'ils soient intéresses par la traduction et/ou par la société et l'histoire italiennes contemporaines, ou encore les questions de genre.


Pendant ce cours nous traduirons des textes en prose du XIXe et du XXe sièclesCe travail de traduction nous permettra de réviser points de grammaire, syntaxe, et concordance des temps de la langue italienne, tout en menant un travail méticuleux sur le lexique. Les étudiants auront ainsi l’occasion de s’approprier une langue riche et soutenue leur permettant de se déplacer avec aisance à l’intérieur du monde littéraire aussi bien français qu’italien.

Pendant ce cours, nous étudierons les enjeux politiques, sociaux, économiques et culturels qui ont marqué l’Italie depuis son Unification, jusqu’à nos jours. Plus spécifiquement, nous aborderons l’Histoire italienne à travers la question de la construction de l’« identité » nationale, comprise comme discours ou vision de ce qu’est ou devraient être l’Italie et les ItaliensÀ travers une approche critique, nous essayerons de mettre en exergue les mécanismes de continuité et de rupture dans les discours politiques et sociaux italiens sur l’« identité » du pays, en fonction des époques. En gardant à l’esprit cette question de l’auto-perception, et des discours qui l’ont et qui continuent de la façonnerl’objectif de ce cours serain fine, de mieux appréhender les problèmes socio-politiques auxquels fait toujours face l’Italie actuelleDans cette perspectivele cours sera aussi l’occasion de réfléchir et de discuter ensemble sur des documents, textes littéraires, extraits de films et documentaires.


Ce cours est destiné, de septembre à janvier, à l'ensemble des étudiants en études italiennes, y compris à ceux qui préparent l'agrégation d'italien. Chaque séance sera consacrée à la correction d'un texte français – dont la traduction italienne aura été rendue à l'enseignant lors de la séance précédente – présentant de grandes difficultés grammaticales, syntaxiques et lexicales. À partir du mois de février, il sera en revanche destiné uniquement aux étudiants de première année et de master en études italiennes, et pourra comporter des approfondissements lexicaux et grammaticaux plus spécifiques.


Après une première édition de ce séminaire, commencé en 2019, qui avait envisagé la question historiographique d’une culture fasciste en interrogeant l’histoire des intellectuels et des institutions culturelles sous le régime et en étudiant plusieurs domaines artistiques (la littérature, le cinéma, le théâtre, le journalisme, les arts figuratifs, l’architecture, la culture populaire), l’organisation des séances de la deuxième année a été axée sur des thèmes plutôt que sur des genres. Nous avons ainsi abordé la tension entre autarcie et ouverture à l’international, entre modernité et tradition, entre masculin et féminin, mais aussi la place de l’éducation (autant scolaire et académique que physique et militaire) et du racisme. Pour la troisième édition, nous souhaiterions poursuivre cette approche thématique, en consacrant successivement des séances particulières à la manière dont le régime totalitaire fasciste a envisagé la question du corps des Italiens et des Italiennes, à la question de la langue et des langages fascistes, à la spécificité italienne d’un corporativisme appliqué au monde des arts et des sciences, aux systèmes de contrôle et de récompense mis en place par le régime fasciste pour s’assurer la collaboration des artistes et intellectuels, à l’aspiration centralisatrice du régime se confrontant pourtant aux inégalités entre Nord et Sud et aux différences régionales, à la tension entre modèle culturel élitiste et émergence d’une culture de masse, et à la question du rayonnement international que le fascisme cherche à obtenir et à asseoir y compris à travers sa politique culturelle . Nous souhaiterions également reprendre le modèle pédagogique des années passées, en commençant par une séance magistrale introductive, suivie de séances mixtes, animées en partie aussi par des intervenant.es extérieur.es et surtout par les étudiant.es, grâce à des matériaux et des conseils bibliographiques mis à disposition par les enseignant.es pour mener leurs recherches. Ce séminaire suppose un certain engagement des étudiant.es, et notamment un travail de lecture préalable aux différentes séances ainsi qu'une participation importante lors des séances. 

Ce séminaire se déroulera de septembre à avril, mais ne sera validable que pour un semestre au choix. On y parlera principalement italien, mais d'autres langues seront utilisées. Il sera animé et coordonné par S. Lanfranchi, C. Lorenzelli, C. Luy, S. Mercuri et E. Varcin. Pour les questions d'ordre administrativo-didactique, vous pouvez vous adresser à Stéphanie Lanfranchi.